L'actualité des restaurants



les Gourmandises de Philippe




Le MIAM 12, en ce moment chez vos cavistes et dans vos restaurants.

Les Champagnes JACQUESSON sont à l'honneur ce SAMEDI 6 DECEMBRE 2008 de 11h30 à 14h et de 17h à 20h

Quittons la douceur angevine et les vins du domaine de la Grange aux belles (Marc Houttin) pour nous rapprocher de Paris et découvrir le sol et le climat si généreux de la Champagne.  

    Pour être un champagne, un vin ne doit pas simplement faire des bulles. Il doit provenir de la région de la Champagne. C’est le dogme fondamental de la loi vinicole en France, dans toute l’Europe et désormais, à l’issue de négociations acharnées, dans la quasi-totalité du monde. Ce serait une prétention que de dire que tous les champagnes sont meilleurs que n’importe quel autre vin pétillant. Mais la combinaison de fraîcheur, de richesse, de délicatesse et de vivacité, ainsi qu’une énergie à la fois paisible et stimulante offerte par les meilleurs champagnes, aucun autre vin pétillant au monde ne l'a encore égalé.

Une partie du secret de la Champagne réside dans sa latitude et dans sa localisation précise. Sa latitude est plus élevée que celle de n’importe quelle autre région vinicole (à l’exception de l’Angleterre, dont les meilleurs vins pétillants sont d’honnêtes copies du champagne). Il est normalement impossible que les raisins mûrissent dans une région si éloignée de l’équateur, mais le climat est ici modéré par la proximité de la mer. Les températures du mois de maturation par exemple, sont supérieures à celles du Franken en Allemagne, de Santa Maria en Californie et de Marlborough en Nouvelle-Zélande. Cela signifie que les cépages à maturation relativement précoce atteignent de justesse les bons niveaux de sucre et d’acidité avant l’arrivée de l’automne. S’il faisait plus chaud, l'acidité chuterait trop bas pour donner des vins pétillants intéressants. Plus froid, le risque de vendanger des raisins pas encore mûrs serait trop élevé.

 La Champagne est centrée sur une petite série de coteaux qui s’élèvent au-dessus d’une plaine de craie coupée en deux par la Marne. Cette région est sans conteste celle pour laquelle une cartographie détaillée est la moins nécessaire. Le nom des villages, par exemple n’ont pas le moindre intérêt pour l’amateur de champagne, car ce qui caractérise ce vin est qu’il résulte d’un assemblage de cépages et surtout que seul compte le nom du producteur et non celui de son vignoble  (à quelques exceptions près).  

L’exceptionnelle qualité de ses terroirs, tous situés en premiers Crus et en Grand Crus dans la Grande Vallée de la Marne et dans la Côte des Blancs, ses méthodes traditionalistes sans herbicide, l’éviction systématique des tailles, ou seconds jus de pressurage, et lors de certains millésimes délicats, l'élimination des moûts qui ne conviennent pas, finalement son intransigeance lui permette d'élaborer des champagnes d'exceptions.

 Vins en dégustation : La personnalité assez différente des champagnes de cette maison indépendante selon les années se retrouve aussi dans leurs cuvées.

Si la recherche de la régularité, qui est le principe même du brut sans année, permet de gommer les conséquences des difficultés climatiques d’une région septentrionale telle que la Champagne, elle interdit aussi de mettre en avant les caractéristiques d’une grande année qui se trouve alors diluée dans un assemblage toujours identique. C’est parce que Jacquesson ne l’accepte pas que depuis plusieurs années cette maison indépendante a renoncé à produire une telle cuvée. Et c’est ainsi que la Cuvée no 733, élaborée à partir de la récolte 2005, succède à la Cuvée no 732, élaborée à partir de la récolte 2004.

Au cœur de la Côte des Blancs, sur les bas du coteau d’Avize, Grand Cru de Chardonnay, la maison Jacquesson exploite trois parcelles plantées entre 1962 et 1983 et orientées au sud-est. Vinifié en foudre de chêne de 40 à 75 hectolitres, cet assemblage issu de leurs trois parcelles est mis en bouteille, sans aucune filtration préalable, le 30 mai 2001 en devenant Avize Grand Cru 2000.

 De la matière, du gras et une belle complexité caractérise l’assemblage final de pinots noirs ainsi qu’une sélection de chardonnays d’Avize et de Chouilly et le 6 juillet 1998, sans aucune filtration préalable, le tirage produit 8.086 bouteilles et 500 magnums de Jacquesson millésime 1997.


Ampelos

31, rue de Bourgogne
PARIS VII
01 45 50 10 05/ 06 07 25 74 55
hb@ampelos.fr

horaires : lundi 16h/21h mardi au samedi de 10 à 21 heures et le dimanche matin de 11 à 13 heures


A quelques pas de l’Assemblée Nationale, Ampelos (du grec, la vigne) fête en décembre ses six mois. Qu’a-t-elle de spécial ? D’abord le parcours original de son caviste. Anciennement cadre commercial dans l’industrie pharmaceutique, Hervé Beaudron décide de rejoindre les amoureux du vin en intégrant une formation de caviste-sommelier à Vannes. Il fait ses armes aux Grandes Caves de Paris et ouvre sa propre enseigne près du Palais Bourbon en mai 2007.

De deux, cette cave élégante et chic propose les meilleurs vins de nos régions. On y retrouve les domaines incontournables comme les nouveaux prometteurs. Quelques ouvrages sont en vente et Ampelos organise fréquemment des dégustations, le plus souvent en présence de vignerons.

Ses dégustations :

Sa sélection de Vins d'Alsace :

-Pinot Gris du domaine Zind Humbrecht cuvée Rangen Than Clos Saint Urbain Grand Cru 2003
-Riesling du domaine Zind Humbrecht cuvée Heimbourg 2003
-Gewurztraminer du domaine Zind Humbrecht cuvée Golbert 2003
-Pinot gris du domaine Bott Geyl cuvée les Eléments 2004 -Gewurztraminer du domaine Bott Geyl cuvée les Eléments 2004
-Muscat D’alsace du domaine Bott Geyl cuvée les Eléments 2004
-Gentil D’Alsace du domaine Bott Geyl cuvée les Eléments 2004
-Pinot gris du Domaine Ostertag cuvée Zellberg 2005   -Riesling du Domaine Ostertag cuvée Clos Mathis 2005 -Riesling du Domaine Ostertag cuvée Muenchberg 2005


Sa sélection de Champagne :

-Extra brut zéro dosage du domaine Drappier
-Rosé brut Val des Demoiselles du Domaine Drappier -Cuvée 732 du Domaine Jacquesson
-Avize Grand Cru 1997 du Domaine Jacquesson
-1996 Extra Brut du Domaine Jacquesson
-Brut réserve du Domaine Billecart Salmon
-Brut Rosé du Domaine Billecart Salmon
-Blanc de Blancs du Domaine Billecart Salmon
-Cuvée Elisabeth Salmon Brut Rosé 1998 du Domaine Billecart Salmon
-Cuvée Nicolas François Billecart brut 1998 du Domaine Billecart Salmon
-Grande Cuvée 1996 du Domaine Billecart Salmon
-Cuvée Clos Saint Hilaire 1996 du Domaine Billecart Salmon
-Inflorescence du Domaine Cédric Bouchard
-Roses de Jeanne du Domaine Cédric Bouchard
-La Closerie les Béguines du Domaine Jérôme Prévost (disciple de Jacques Sélosse)
-Méthode Ancestral : Bugey Cerdon du Domaine Rondeau et Triple Zéro du Domaine Jacky Blot


Ses idées d'accords entre mets et vins de Fréderic Brochet

Les vins blancs

Le S
Le S est un vin sec, d’un imposant pouvoir aromatique variétal construit sur une structure acide laminaire doublée d’une étoffe duveteuse exemplaire. Fond de toile fumé typique du Sauvignon mûr. Retour aromatique exceptionnel. Indiscutablement un modèle.
Environnement favorable : Asperges sauce mousseline, filets de perche, terrine de Saint-Jacques ou solo à l’apéro d’été.

Marigny-Neuf Sauvignon
Robe claire et cristalline, traces de menthe. Fruité percutant, notes de genêt quelques pampres de lierre. Il nous dit « Je suis Sauvignon ». Vif mais gras dans une belle tunique. Un bon retour aromatique signe définitivement ce vin dans son type. Régalant.
Il apprécie : les huîtres, les crevettes et les bigorneaux. Loin de rester dans sa coquille, il affronte naturellement le fromage de chèvre comme nous avons pu l’apprécier jeudi soir.

 Les vins rouges

P.N. 1328
On ne sait dire si le nez de ce Pinot-Noir surmonte la bouche ou si c’est l’inverse. Aussi animal que fruité, aussi cohérent qu’éclatant aussi élevé que variétal, voici un nez cardinal. Toucher de bouche envahissant, taffetas surabondant souplesse évangélique. Intemporel.
Chasse gardée: Faisan Cocotte, Noix de veau, Onglet de cheval, escalope aux girolles.

Marigny-Neuf Pinot-Noir
Droit comme peut l’être un Pinot-Noir, il est le reflet de son Grand Vin (le P.N . 1328). Ayant jeté son dévolu sur le Kirsch, le noyau, le premier nez est pour le moins loquace, et parle à visage découvert. Sa plaidoirie se révèle fumée puis fleurie à l’évolution, en bref elle invite à la conversation. Il ne demande, qu’à s’épanouir. L’excellente maturité extraite par un pigeage doux donne un gras singulier, avec une pointe impulsive en finale.
Ses amis : La côte de veau à la poêle, le filet mignon de porc, la perche au vin rouge, le Saint-Marcellin, la coupe de fruits rouges.

Le K
Caractérisé par un charisme aromatique associant l’exubérance du fruit de Cabernet-Sauvignon d’excellente maturité à la politesse de l’élevage, Le K est massif et velouté. Plus noir que rouge, plus cassis que groseille, plus café que chicorée, plus havane que Earl Grey. Une brute mais bon quand même…
Parc naturel  : Grandes surfaces d’entrecôte, profond jambon de sanglier, gigot d'agneau.